Ce guitariste américain que je n’avais jamais entendu m’a épaté…Il y a en lui du Prince, du jazz, du rock et du Wong : un vrai génie…

Jazz à Vienne est vraiment un festival très particulier. Mais un peu comme à Marciac, la cité vit au rythme de son rendez-vous musical annuel. On s’y sent bien et rapidement intégré. Expositions, off toute la soirée dans un lieu dédié « le jardin de Cybèle », site touristique, jazz à gogo sur place et au club…Et enfin deux concerts par soir dans ce lieu historique le théâtre antique. Comme si cela ne suffisait pas, la Ville expose sur ses arbres des vinyles, joue à l’art et aux cimaises un peu partout, et joue le jeu du tourisme. Un guide vert Michelin est même distribué pour un euro, et parfois gratuitement sur place pour vous aider à découvrir Vienne et sa région. Je n’avais jamais vu cela dans aucun festival.

Musicalement, je m’y étais rendu en famille et payé ma place 44 euros. Et comme j’avais un bon Iphone, j’ai pu en prime faire de belles photos. Car tous les festivals interdisent les gros appareils. Il faut les laisser en consigne.
Arriver au théâtre antique, c’est bien impressionnant ! Une heure avant le début des concerts, c’est déjà quasiment plein. Il y a environ plus de 6000 places assises (comme on peut !). La fosse est ouverte à tous, mais debout ! A mon humble âge, non merci.
Avec mon épouse, on s’est retrouvé tout en haut du théâtre, avec un coucher de soleil en prime sur la ville.
Ce soir là, il faisait chaud. Nous n’avions pas pensé à prendre de bouteilles d’eau. Heureusement des verres étaient à disposition sur le site (1 euro remboursable), des fontaines d’eau à disposition, et des boissons à 6 euros.
Grosse surprise et belle claque musicale avec le guitariste Cory Wong, première partie de George Benson à qui il a d’ailleurs dédié une composition. On est dans le rock, le groove, le jazz, le funk, le jazz rock, la fusion : tout ce que j’aime encore.
Cory très influencé par Prince s’offre en outre le bassiste de Prince Sonny T. et assure un show sans temps mort. Surtout lorsqu’il invite sur scène l’une de ses idoles : le saxophoniste américain Dave Koz au son si proche de Kenny G. ou David Sanborn. On s’est dit que George Benson aurait du mal à faire mieux, après ça !

Mais comme George Benson est mon « idole » à la guitare comme au chant, je ne suis jamais déçu par ses prestations commerciales. Une pluie de hits, de slows, de disco, de son des années 80 remis au goût du jour. Sa voix reste parfaite à 79 ans, même si souvent aujourd’hui il laisse chanter sa choriste, et ses musiciens pour l’aider lorsqu’il est un peu fatigué.
Mon seul regret ce soir là : ne pas l’avoir vu jouer de sa GB10, bref un peu plus de riffs Bensoniens comme on les aime ! Merci donc à George de rester un showman à lui tout seul, et d’avoir su garder son charisme. De give me the night à On Broadway, l’homme de Pittsburgh n’a plus d’âge.
A l’an prochain sans doute ! Car il adore la France George. On attend simplement un nouvel album à l’aube de ses 80 ans, et une énergie aussi forte que celle d’Herbie Hancock, qui devait se produire le lendemain de notre venue.
