Trois bonnes raisons d’aller au Monte-Carlo Jazz Festival
C’est une des plus belles programmations de jazz de la fin de l’année : le Monte-Carlo Jazz Festival aura lieu du 17 novembre au 2 décembre à l’Opéra Garnier.

Sans rentrer dans les détails d’une programmation très éclectiques, voici selon moi les trois bonnes raisons d’assister à ce festival.
- Le cadre (l’Opéra Garnier) est exceptionnel. Vous vivrez une expérience sans comparaison bien mieux que La Sphère de Las Vegas qui accueille U2 en ce moment. La scène de l’Opéra accueillera des musiciens d’exception si proche de vous, que vous en serez ravis.
- Le programme : Ron Carter, Marcus Miller, Billy Cobham, Steve Gadd, Jan Garbarek, Eric Legnini, Baptiste Trotignon, Bojan Z, Pierre de Bethman, Ibrahim Maalouf, Thomas de Pourquery, Macy Gray, Keziah Jones…On croit rêver ! Une telle affiche dans un théâtre de 500 places est unique au monde. A ne pas manquer non plus le off avec chaque soir le pianiste chanteur américain Jon Regen en show à l’Hôtel de Paris
- Le prix : 70 euros par soirée environ. Alors à ce prix là, si vous ne deviez choisir qu’une seule soirée je vous conseille l’ouverture avec Ron Carter, contrebassiste soliste, qui fut longtemps l’un des piliers du quartet mythique de Miles Davis. Les occasions d’entendre en Europe ce musicien américain sont extrêmement rares. La dernière fois à Monte Carlo c’était avec son Golden Striker trio (Mulgrew Miller, et Russell Malone) en 2007.
Le contrebassiste est revenu ensuite au Nice Jazz Festival, puis à Mougins à la scène 55 en 2017 pour un duo avec Richard Galiano

Cette fois, Ron Carter vient présenter e Foursight quartet avec Renée Rosnes au piano, Jimmy Green au saxophone et Payton Crossley à la batterie.
De la très bonne musique au programme de cette soirée d’ouverture le 18 novembre prochain, qui en tout cas me fera me déplacer à coup sur à Monte-Carlo ce soir là.
D’autant que l’immense star du jazz Marcus Miller viendra spécialement ce soir là, rejoindre le groupe pour un duo basse, contrebasse inédit, Une rencontre improbable et unique à Monte-Carlo entre ces deux géants du jazz.

Autre soirée très intéressante : Le 22 novembre avec les formations de deux batteurs légendaires américains : Billy Cobham et Steve Gadd. Gageons que le Monégasque John McLaughlin ne devrait pas être très loin ce soir là…
Enfin, si je devais choisir une troisième et dernière soirée : ce serait sans hésitation le concert du 23 novembre avec le trop rare saxophoniste norvégien Jan Garbarek, pilier du label ECM avec Keith Jarrett, pour un projet inédit avec cette fois le percussionniste Trilok Gurtu.
Pour le reste de la programmation, je vous laisse la découvrir et choisir sur le site internet du Monte-Carlo Jazz Festival.
Robert YVON
Montecarlosbm.com
