Une soirée dans les tribunes avec Van Morrison et Stacey Kent

Van Morrison a Juan-les-Pins : un sacré caractère !
Point de vue spectacle, Van Morrison est un grand professionnel fidèle à son image de faiseur de tubes rock’n roll, blues, country , country rock jusqu’à son fameux « Gloria » en clôture de son concert Antibois.

Le papy de 74 ans, accompagné par d’anciens musiciens qu’il n’a même pas présenté, est resté sur scène presque une heure trente. Rien à dire ! Un spectacle et une set list très rodée. Impeccable. On l’aura entendu chanter clairement et juste à l’inverse de Bob Dylan, jouer de l’harmonica (en casser un autre !). Il a joué abondamment du saxophone alto, façon jazzy à la manière d’un Ray Charles flamboyant avec même un clin d’œil au fameux « So What « de Miles Davis.
Papy Morrison s’éclate très nettement sur scène mais comme une machine, avec peu de regards complices avec ses musiciens, ni même envers son public. Et encore moins avec les photographes .
Dans la pinède-Gould de Juan, tout le monde filme , photographie l’artiste avec les téléphones portables. Il ne manquera pas de souvenirs de cette soirée sur les réseaux sociaux, médias d’aujourd’hui.
Aux dernières notes de « Gloria », un tube signé Van Morrison, l’artiste quitte discrètement la scène et s’en va en voiture avec chauffeur rejoindre « La Villa », un hôtel de l’avenue Saramartel de Juan-les-Pins à 200 m à peine de la Pinède. Pendant que le public tente de le rappeler sur scène dans l’indifférence totale, Van Morrison est déjà « à la maison ». Quelques chasseurs d’autographes l’ont toutefois trouvé.
Il leur signe deux disques, l’un d’entre eux parvient même à obtenir un selfie.

En coulisse, l’artiste aura tout de même laissé ses empreintes de mains qui seront figées sur le trottoir du boulevard de la Pinède l’an prochain.
La suite très douce de cette soirée à Jazz à Juan, c’est la délicieuse Stacey Kent.
Contrairement à Van Morrison, la chanteuse joue de sa complicité avec ses musiciens, et met en vedette Jim Tomlinson son époux saxophoniste au son aussi velouté que Stan Getz.
La chanteuse offre à son public un concert à la carte, en Français, en Anglais et en Brésilien. Ses chansons défilent avec un clin d’oeil à Jobim. La set- list est choisie au dernier moment par ses fans sur les réseaux sociaux. L’apanage des grands chanteurs. Stacey est désormais une star du jazz, la plus connue sans doute derrière Diana Krall qui se produira dimanche 17 juillet sur la scène de la Pinède-Gould.
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