Les mains de Philippe Villa en harmonie sur son piano (Photo Robert YVON)

L’album du confinement enfin libéré

Le pianiste Philippe Villa a de quoi être satisfait. Son premier concert à l’auditorium du nouveau conservatoire d’Antibes présenté par l’Office de tourisme de la Ville d’Antibes-Juan-les-Pins aura été un beau succès. Artistes, amis, journalistes et fin connaisseurs de jazz ont pu ainsi découvrir l’excellente acoustique du lieu, ainsi qu’un quatrième album de l’artiste en trio intitulé : »Lost in time ». Un concert, un Cd, et quelques mots de l’artiste auront suffi pour déclencher l’achat de l’enregistrement chez les spectateurs.

Avec le contrebassiste Tony Sgro et le batteur Gérard Juan, le pianiste niçois a exploré sur scène l’intégralité de son dernier opus sans en changer une note…

Enregistré au Studio 26 à Antibes

Alors que retenir de ce nouveau disque : déjà qu’il est facile de se le procurer en digital sur plusieurs support y compris le CD produit par Vanessa Giraud sur le label ArtUp avec une belle pochette dessinée par Cherifa Chabane-Brunelle.

Ensuite que l’essentiel des huit compositions inédites ont été écrite pendant le premier confinement, et enregistrées plus tard chez Fred Betin (Studio 26) à Antibes. Toutes ces compositions ont la particularité d’être très mélodiques,, d’inspiration classique, jazz et Pop.

Philippe Villa au conservatoire d’Antibes (Photo Robert YVON)

Sur le CD, comme en concert, il y a une belle entente et une belle harmonie du trio. « Une belle mélodie de jazz doit s’entendre comme une chanson », disait Michel Petrucciani. Avec Philippe Villa, c’est un peu la même chose. « Recréation » (pour sa petite fille), « Où que tu sois » (pour sa mère) en sont un bon exemple. L’hommage à Supertramp avec la reprise jazzy de « Take the long way home » est un très bon moment. Le reste du disque, comme le concert s’écoute avec délice, y compris sa vision du « Lockdown » (confinement) plutôt très mélodique et agréable que stressant. »

« Lost in time », titre de l’album ne vous laissera pas indifférent. J’y ai même ressenti beaucoup d’émotions et de plaisirs, sans aucune prétention. Si vous avez la chance d’aller l’écouter en concert, n’hésitez pas. On ne s’ennuie pas !

Robert YVON

Tony Sgro, Philippe Villa et Gerard Juan (Photo Robert YVON)